Aux urnes, citoyens !

ÉDITION DE 07H

Aujourd’hui, dimanche 23 avril, est le jour J tant pour les électeurs que pour les élus. Les français d’Outre-mer et les français des Etats-Unis ont ouvert le bal pour cette élection présidentielle. Quant à nous, français nous sommes conviés à se rendre dans l’un des 66 546 bureaux de vote avant 19 heures. Nous sommes conviés à exercer le droit le plus important du citoyen démocratque, celui de voter. N’abandonnons pas ce droit et allons voter – même blanc. La France sera-t-elle rouge, rose, bleu, violette ou bleu marine ?

Qui des 11 candidats prendra place au 55 Rue du Faubourg Saint-Honoré ?

L’élection risque d’être tendue, entre affaire de justice pour deux candidats de cette présidentielle, les indécisions des électeurs ou encore les attaques terroristes accumulées durant ces dernières semaines. Nous pouvons alors nous demander si ces aléas nuiront sur le choix des français. Les sondages retracent la montée fulgurante des extrêmes : Marine Le Pen gagne 5% et Jean-Luc Mélenchon en gagne 8%. En effet, les derniers sondages affichent Emmanuel Macron en tête suivi de Marine Le Pen, François Fillon, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon.

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Une France paradoxale, qui hésite entre deux extrêmes et un centriste. Quant à la montée de la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon est dû à la perte de valeur du Parti Socialiste dans ces trois dernières semaines amenant Benoît Hamon à moins de 5%. Ce n’est pas la première fois que le Parti Socialiste connaît cette crise. Rappelons-nous de l’élection présidentielle de 2002 lorsque le Premier ministre socialiste, Lionel Jospin, a été battu lors du vote présidentiel du premier tour par Jean-Marie Le Pen, la défaite a été considérée comme aberrante et a laissé le PS en désordre et désorienté. Et nouvelle crise en 2005 lorsque le Parti Socialiste se distingue du référendum des traités européens.

La question est alors : est-ce que le Parti Socialiste est un fardeau pour les adhérents ?

La question est peut-être franche mais mérite réponse: en effet, Jean-Luc Mélenchon après avoir quitté le Parti Socialiste en 2008, monte en flèche dans les sondages et fait monter les intentions de vote. De même, lorsque Emmanuel Macron quitte le gouvernement présidé par le Parti Socialiste, il est annoncé premier dans les sondages.

Cette fracture idéologique au centre du parti signifie que le Parti Socialiste pourrait disparaître. Pascal Perrineau, politologue français et directeur du Cevipof, estime que cette élection présidentielle marque la fin des partis » traditionnels « . «Le PS n’a plus de structure, d’objectif ou de respect, et est devenu irréconciliable», dit-il. « Depuis plus d’un siècle, le Pari Socialiste a guidé la gauche, mais maintenant, nous avons l’apparence de forces nouvelles. Macron est la racine de ce phénomène, il est un OVNI politique. À l’heure actuelle, il n’y a plus de «droite» et de «gauche».

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Mehdi AMRANI

Continuez à suivre les résultats de l’éléction présidentielle de très près avec L’Apostrophe .